Détection incendie
Protéger les vies et préserver les bâtiments
Un incendie peut se déclarer en quelques secondes et se propager en quelques minutes.
La détection incendie est le premier maillon de la chaîne de sécurité : elle permet d’identifier immédiatement un départ de feu et de déclencher les mesures d’alerte et de protection.
L’objectif est clair :
- Alerter le plus tôt possible
- Gagner du temps pour évacuer
- Permettre une intervention rapide
- Limiter les dégâts matériels et humains
Comment ça fonctionne ?
Les systèmes de détection incendie s’appuient sur différents capteurs et dispositifs :
- Détecteurs de fumée (optiques ou ioniques) : repèrent les particules en suspension dans l’air.
- Détecteurs de chaleur : déclenchent une alarme au-delà d’une température seuil.
- Détecteurs de flammes : identifient les radiations émises par les flammes.
- Détecteurs multicapteurs : combinent plusieurs technologies (fumée, chaleur, CO…).
- Déclencheurs manuels (DM) : permettent à toute personne ayant constaté un départ de feu de lancer l’alerte.
Ces équipements s’intègrent dans un Système de Sécurité Incendie (SSI), composé :
- du Système de Détection Incendie (SDI)
- du Système de Mise en Sécurité Incendie (SMSI) (désenfumage, compartimentage, extinction automatique…)
- et du Centralisateur de Mise en Sécurité Incendie (CMSI), véritable “cerveau” du dispositif.
Un cadre réglementaire strict
En France, la détection incendie est encadrée par des lois et normes précises :
- Dans les logements : depuis le 8 mars 2015, chaque habitation doit être équipée d’au moins un détecteur autonome avertisseur de fumée (DAAF), conforme à la norme NF EN 14604 (loi Morange).
- Dans les établissements recevant du public (ERP), IGH, entreprises… : la détection est obligatoire selon le type et la catégorie de l’établissement, avec des exigences techniques définies (NF S 61-970 à S 61-972 pour les SDI).
La maintenance
Un système de détection incendie doit rester opérationnel 24h/24 et 7j/7.
Cela implique :
- Des vérifications régulières (tous les 6 mois à 1 an)
- Un registre de sécurité à jour
- Une maintenance assurée par un professionnel qualifié